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	<title>Archives des Définition - Catnidelia</title>
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	<title>Archives des Définition - Catnidelia</title>
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		<title>La dominance chez le chien : mythe ou réalité ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[catnidelia]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Oct 2024 14:38:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chiens]]></category>
		<category><![CDATA[Comportement]]></category>
		<category><![CDATA[Définition]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; « Mon chien est dominant », « Mon chien veut me dominer », « Il faut que je devienne le chef de meute pour que mon chien m’obéisse et me respecte », « mon chien sait qui commande, avec moi il obéit, par contre avec les enfants il prend le dessus », etc. Des...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>« Mon chien est dominant », « Mon chien veut me dominer », « Il faut que je devienne le chef de meute pour que mon chien m’obéisse et me respecte », « mon chien sait qui commande, avec moi il obéit, par contre avec les enfants il prend le dessus », <em>etc</em>. Des phrases comme ça, j’en entends très souvent (pour ne pas dire tout le temps) en consultation.</p>
<p>Mais qu&rsquo;est-ce que cela implique et signifie réellement pour votre chien ? Je vous propose de voir tout ça ensemble plus en détail dans cet article !</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>Mon chien essaye t&rsquo;il de me dominer ?</strong></h3>
<p><strong> </strong></p>
<h5><strong>Qu’est-ce que la dominance ? </strong></h5>
<p>&nbsp;</p>
<p>En éthologie, la <strong>dominance</strong> est constituée par les interactions agonistiques (comportements visant à résoudre une rivalité) répétées entre deux individus et dont le résultat est toujours en faveur du même membre de la dyade. L’individu dominant va avoir un <strong>accès prioritaire à une ou plusieurs ressources</strong> (nourriture, lieux de repos, reproduction) par rapport à l’individu dominé.</p>
<p>La dominance s’observe au sein d’un <strong>groupe d’individus sociaux appartenant à la même espèce</strong>. Elle a pour but d’<strong>organiser le groupe</strong>, et ainsi <strong>favoriser sa cohésion et sa survie</strong>, en permettant d’éviter les conflits [6].</p>
<p>Bien que cette croyance soit répandue, <strong>dominance ne veut pas dire agressivité</strong> ! Au contraire, comme c’est le cas pour les loups et les chiens, les statuts de dominant et subordonné s’établissent et se maintiennent surtout via des<strong> signaux et</strong> <strong>postures</strong> lors des interactions sociales [1,4,7,8], plutôt qu’une escalade de confrontations. Il est aussi à noter que ces relations de dominance/subordination peuvent varier dans le temps, et dépendre également du contexte et/ou de la ressource.</p>
<p>De plus, la dominance <strong>n’est pas un trait de caractère </strong>mais bien un terme employé pour désigner un aspect de la<strong> relation</strong> entretenue pas deux individus [2,3]. Que ce soit d’un point de vue sémantique ou biologique, l’utiliser pour décrire la personnalité d’un individu n’a donc pas de sens, [2].</p>
<p>&nbsp;</p>
<h5><strong>D’où vient la théorie de la dominance dans le relationnel humain-chien ? </strong></h5>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le concept de mâle alpha et femelle alpha a été introduit par le scientifique Rudolph Schenkel en 1947, suite à une étude menée sur des <strong>meutes de</strong> <strong>loups en captivité</strong>. Ce terme a ensuite été repris par David Mech, zoologiste qui a popularisé la théorie de la dominance dans son livre en 1970 « <em>Wolf: the ecology and behavior of an endangered species</em> ». A l’époque, on pense qu’il existe donc une hiérarchie linéaire au sein des meutes de loups, avec un mâle alpha dominant à sa tête, puis l’individu oméga, dominé par tous les autres.</p>
<p><strong>Les conclusions basées sur ces anciennes études scientifiques ont été</strong> <strong>transposées au chien domestique</strong>. En suggérant que ce dernier, en descendant du loup, adopterait donc le même comportement dans son foyer avec l’humain. Ainsi, il tenterait constamment de le dominer pour occuper une position hiérarchique supérieure.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h5><strong>Pourquoi cette théorie ne marche pas ? </strong></h5>
<p>&nbsp;</p>
<h6>Chez les loups</h6>
<p>Les connaissances en éthologie évoluent constamment. <strong>Les chercheurs ont d’ailleurs depuis longtemps abandonné cette théorie</strong>. C’est Mech lui-même qui a publié un article en <strong>1999</strong> la réfutant [4], après avoir passé une dizaine d’années à <strong>étudier les loups dans leur</strong> <strong>milieu naturel</strong>. Il explique alors que <strong>le terme « mâle alpha » est incorrect</strong>. Effectivement, il est plus juste de parler de couple reproducteur (vous pouvez d’ailleurs l’entendre revenir sur ses propos dans <a href="https://www.youtube.com/watch?v=9hImih3LnpY"><u>cet extrait</u></a> d’interview).</p>
<p>On sait désormais que la meute de loups est un <strong>système familial</strong>, constitué des parents et de leur descendance. Les parents, qui vont guider leurs petits, occupent donc naturellement la place la plus haute dans la hiérarchie. Les plus jeunes se trouvent en bas de celle-ci. <strong>L’agressivité entre individus est rare</strong>. Elle apparaît surtout en cas de conditions extrêmes, lorsque la compétition pour les ressources est importante [6]. D&rsquo;ailleurs, <strong>elle ne semble même pas être un indicateur de rang dans la hiérarchie</strong> [7].</p>
<p>&nbsp;</p>
<h6>Chez les chiens</h6>
<p>En outre, de nombreuses études [1,2,3,5,6,8] nous montrent qu’elle fonctionne encore moins chez les chiens.</p>
<p>Tout d&rsquo;abord, bien qu’ils aient un ancêtre commun, <strong>les chiens ne sont pas des loups </strong>! Par rapport aux loups, les <strong>caractères génétiques, physiques et comportementaux </strong>(notamment sociaux et parentaux) des espèces canines actuelles ont été largement <strong>modifiés par le processus de domestication et la sélection génétique</strong>. Même pour les chiens féraux (vivants à l’état sauvage), la structure et l’organisation des groupes de chiens diffère de celles des loups.</p>
<p>Ensuite, jusqu’à preuve du contraire, <strong>humains et chiens n’appartiennent pas non plus à la même espèce </strong>! Et, il n’y a qu’à reprendre les définitions même de la hiérarchie et de la dominance pour se rendre compte que d’impliquer de la dominance dans le comportement du chien envers l’humain est aberrant… De plus, <strong>les chiens savent qu’ils sont des chiens, et ne voient pas les humains comme des semblables</strong>. Ce rapport de dominance n’a donc pas lieu d’être dans notre vie quotidienne avec nos petits compagnons !</p>
<p>Enfin, les chiens<strong> n’ont pas la notion de hiérarchie</strong> comme nous l’entendons. En l’état actuel des connaissances en cognition, nous ne pouvons pas dire qu’ils soient en mesure de conceptualiser la notion de « statut » social.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>Comment ces idées reçues peuvent-elles nuire à la relation avec notre chien ?</strong></h3>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pourtant <strong>démenties depuis 25 ans</strong>, ces croyances persistent malheureusement toujours actuellement dans nos rapports avec nos chiens. Elles <strong>continuent d’être véhiculées</strong>, aussi bien par des particuliers que des professionnels.</p>
<ul>
<li>Le <strong>modèle de « famille-meute »</strong> et de hiérarchie est <strong>encore enseigné</strong> dans certaines certifications et formations du milieu canin. Les discours de certains professionnels en comportement et éducation canine vont donc toujours dans ce sens (d’où l’importance de bien choisir son éducateur canin !)</li>
<li>Ironiquement, c’est surtout <strong>le propre de l’homme de vouloir tout contrôler et de se placer au dessus de toute espèce vivante</strong>. Il faut bien l’admettre… mais il serait peut être temps de changer les mentalités, non ?</li>
</ul>
<p>Le vocabulaire que nous employons et les croyances que nous projetons sur nos petits compagnons sont la plupart du temps très <a href="https://www.catnidelia.com/lanthropomorphisme-rapport-de-notre-relation-a-lanimal/"><u>anthropomorphiques</u></a>. Cela va directement influencer notre état émotionnel et la manière de nous comporter à leur égard. Il en va de même pour la théorie de la dominance. Parmi toutes les étiquettes que l’humain attribue au chien, c’est surement celle de « <strong>chien dominant</strong> » qui cause le plus de dégâts dans la vie de nos poilus ! Et pour cause …</p>
<p>&nbsp;</p>
<h5><strong>Elle entraîne l’utilisation de méthodes coercitives</strong></h5>
<p>&nbsp;</p>
<p>Comme le soulignent plusieurs auteurs, le concept de dominance est généralement <strong>utilisé pour justifier l’emploi de méthodes d’éducation canine coercitives</strong> [1,2]. En effet, si on perçoit le chien comme une menace qui cherche à nous dominer, et qui n’obéit qu’à un « alpha », alors il faut tout faire pour <em>le soumettre</em> et <em>lui montrer qui est le chef</em>. Et comment procéder pour prendre le contrôle ? En utilisant <strong>la force et la peur</strong> bien sûr ! C’est d’ailleurs de là que viennent tous les fameux « conseils » de type :</p>
<ul>
<li>Le chien doit manger après son maître</li>
<li>On doit pouvoir mettre les mains dans la gamelle d’un chien sans qu’il ne grogne</li>
<li>Le chien ne doit pas franchir la porte en premier</li>
<li>Il faut interdire le chien de monter sur le canapé et sur le lit</li>
<li>Il faut que l’humain se positionne en chef de meute dès l’arrivée du chien dans la famille</li>
<li>Votre chien n’obéit pas ? Prenez-le par la peau du coup et retournez-le sur le dos (aka l&rsquo;« alpha roll ») !</li>
</ul>
<p>STOP ! Et si on arrêtait une bonne fois pour toute d’appliquer tout ça ?</p>
<p>Là aussi, il a été largement prouvé que les méthodes coercitives sont <strong>contre-productives</strong>, en plus de <strong>nuire fortement au relationnel avec l’humain et au bien-être</strong> de l’animal [1,2] ! Pour plus de détails à ce sujet, je vous invite à lire <a href="https://www.catnidelia.com/les-differentes-methodes-en-education-canine/"><u>cet article</u></a> sur les méthodes d’éducation canine.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h5><strong>Elle donne une vision erronée des comportements canins réels</strong></h5>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les comportements de nos chiens peuvent être la réponse à un besoin, l’expression d’une communication, le reflet d’un état émotionnel, ou encore la conséquence d’un apprentissage. Interpréter ces comportements sous le prisme de la dominance, en plus d’être incorrect, <strong>c’est</strong> <strong>passer à côté de leur réalité</strong>.</p>
<ul>
<li><em>Non, un chien qui grogne n’est pas dominant :</em><em> il communique ! Il peut défendre sa nourriture, montrer une douleur, exprimer son inconfort et son non-consentement a un contact physique … </em></li>
<li><em>Non, un chien qui tire en laisse et veut toujours être devant n’est pas dominant :</em><em> il peut être pressé de sortir (ses besoins sont-ils comblés ?), être fortement attiré par une odeur, ne pas être habitué à la marche en laisse/longe ou cette dernière est trop courte …</em></li>
<li><em>Non, un chien qui monte sur le canapé n’est pas dominant :</em><em> il utilise simplement une ressource disponible, un endroit qu’il trouve surement plus confortable que son panier, ou bien peut-être qu’il recherche simplement la proximité avec son humain…</em></li>
</ul>
<p>Au final vous l&rsquo;aurez compris, tirer la conclusion que le chien est dominant parce qu’il fait telle chose, c’est un peu (très) limitant ! Or, cette <strong>mauvaise compréhension des comportements canins </strong>par l’humain est souvent à l’origine de <strong>problématiques</strong> dans la cohabitation !</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>Changer sa vision</strong></h3>
<p>&nbsp;</p>
<p>Préférez-vous voir votre chien comme un concurrent avec lequel vous entretenez un rapport de force en permanence, ou comme un partenaire de vie, avec qui vous pouvez communiquer et coopérer ?</p>
<p>Un chien qui n’obéit pas au doigt et à l’œil, et sur lequel vous n’avez pas le contrôle en toute circonstance, ne fait pas de vous un humain soumis. Pas plus qu’il ne fait de votre chien un chien mal éduqué !</p>
<p>Les relations hiérarchiques entre chiens ou avec les humains ne sont pas basées sur une constante lutte de pouvoir. Ce sont des dynamiques sociales plus complexes et spécifiques à chaque situation. Dans les interactions entre le chien et son humain, se sont majoritairement <strong>les expériences passées et le contexte</strong> qui déterminent les comportements et réponses futures [1].</p>
<p>C’est pourquoi il est dans un premier temps important d’apprendre à <strong>analyser la situation dans son ensemble</strong>. Afin de comprendre réellement les motivations derrière les comportements de votre chien (et pouvoir agir en conséquence). En changeant notre façon de penser, il est possible de <strong>mettre en place une relation bien plus sereine et harmonieuse</strong> avec nos petits compagnons ! Faire appel à un <a href="https://www.catnidelia.com/zoom-sur-le-metier-de-comportementaliste-origine-definition-et-missions/"><u>comportementaliste</u></a> vous aidera dans cette démarche.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Vous rencontrez des problématiques avec votre petit compagnon ? Vous souhaitez mieux le comprendre et établir une belle relation avec lui ? N’hésitez pas à <a href="https://www.catnidelia.com/contact/"><u>me contacter</u></a> pour qu’on en discute ensemble !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong>Bibliographie </strong></h4>
<p>[1] Bradshaw, J. W., Blackwell, E. J., &amp; Casey, R. A. (2009). <a href="https://pawsoflife.org/Library/Behavior/Bradshaw_2009.pdf">Dominance in domestic dogs—useful construct or bad habit?</a> <em>Journal of Veterinary Behavior</em>, <em>4</em>(3), 135-144.</p>
<p>[2] Bradshaw, J. W., Blackwell, E. J., &amp; Casey, R. A. (2016). <a href="https://research-information.bris.ac.uk/ws/portalfiles/portal/69362154/Response_to_Schilder_et_al_revised_submitted.pdf">Dominance in domestic dogs—A response to Schilder et al.(2014)</a>. <em>Journal of Veterinary Behavior</em>, <em>11</em>, 102-108.</p>
<p>[3] McGreevy, P. D., Starling, M., Branson, N. J., Cobb, M. L., &amp; Calnon, D. (2012). <a href="https://d1wqtxts1xzle7.cloudfront.net/49390925/An_overview_of_the_doghuman_dyad_and_eth20161005-2354-buowea-libre.pdf?1475732005=&amp;response-content-disposition=inline%3B+filename%3DAn_overview_of_the_dog_human_dyad_and_et.pdf&amp;Expires=1730242297&amp;Signature=QKA79xXLXpgjcDCtuT1glhQkQmYuQI8oeINNyw9CaZaNTS1k~cZ3ktLhQDD6zyv7BvvcLygXjRjHmRh-ZmzL9~vhsr~OyIj4IHjrEUcgC82xbMzAoK-CmaovuyppnYkF5e6FR5ld~WGnZZ0eG8CGW8AH1pavK~NAxj97srzg7365~qPjzR7AuqugL-upnMzIlGLZ1OJ1h5joz-KvKnVV3emqGadUaK~k5ioDfRxp32tM0hwZqYjdkwOS8sqbl1LX-LURt2qQnDFbSD1-3QVp1AgmOSmqpI6ktBZWWiFiBwNcak3P-0TLB0a0qWyHtUBOcmLsXAYRuA1RaNSaoVNmaQ__&amp;Key-Pair-Id=APKAJLOHF5GGSLRBV4ZA">An overview of the dog–human dyad and ethograms within it</a>. <em>Journal of Veterinary Behavior</em>, <em>7</em>(2), 103-117.</p>
<p>[4] Mech, L. D. (1999). <a href="https://digitalcommons.unl.edu/cgi/viewcontent.cgi?article=1391&amp;context=usgsnpwrc">Alpha status, dominance, and division of labor in wolf packs</a>. <em>Canadian journal of zoology</em>, <em>77</em>(8), 1196-1203.</p>
<p>[5] Payne, E., Bennett, P. C., &amp; McGreevy, P. D. (2015). <a href="https://www.tandfonline.com/doi/pdf/10.2147/PRBM.S74972">Current perspectives on attachment and bonding in the dog–human dyad</a>. <em>Psychology research and behavior management</em>, 71-79.</p>
<p>[6] Schilder, M. B., Vinke, C. M., &amp; Van Der Borg, J. A. (2014). <a href="https://www.researchgate.net/profile/Claudia-Vinke-2/publication/261716288_Dominance_in_domestic_dogs_revisited_Useful_habit_and_useful_construct/links/5bd41563a6fdcc3a8da93014/Dominance-in-domestic-dogs-revisited-Useful-habit-and-useful-construct.pdf">Dominance in domestic dogs revisited: Useful habit and useful construct?</a> <em>Journal of Veterinary Behavior</em>, <em>9</em>(4), 184-191.</p>
<p>[7] Van der Borg, J. A., Schilder, M. B., Vinke, C. M., &amp; De Vries, H. (2015). <a href="https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0133978">Dominance in domestic dogs: a quantitative analysis of its behavioural measures</a>. <em>PLoS One</em>, <em>10</em>(8), e0133978.</p>
<p>[8] Van Kerkhove, W. (2004). <a href="https://citeseerx.ist.psu.edu/document?repid=rep1&amp;type=pdf&amp;doi=646a5fbc472a3d56cd0c214e74682adbd7c8b964">A fresh look at the wolf-pack theory of companion-animal dog social behavior</a>. <em>Journal of Applied Animal Welfare Science</em>, <em>7</em>(4), 279-285.</p>
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		<title>Les différentes méthodes en éducation canine : principe, efficacité et impact sur le chien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[catnidelia]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 May 2023 17:51:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chiens]]></category>
		<category><![CDATA[Définition]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; Deux écoles s’opposent dans le milieu canin : l’éducation traditionnelle et l’éducation positive. Cependant avec l’émergence du métier d’éducateur canin, les pratiques se diversifient et il est parfois difficile de s’y retrouver. Il n’est pas rare aujourd’hui de voir des mélanges entre différentes techniques. Ce qui impacte le processus d’apprentissage chez le chien, qui a...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Deux écoles s’opposent dans le milieu canin : l’éducation traditionnelle et l’éducation positive. Cependant avec l’émergence du métier d’éducateur canin, les pratiques se diversifient et il est parfois difficile de s’y retrouver. Il n’est pas rare aujourd’hui de voir des mélanges entre différentes techniques. Ce qui impacte le processus d’apprentissage chez le chien, qui a <strong>besoin de cohérence</strong>. Par ailleurs, la façon dont vous travaillerez avec votre chien pour son éducation aura un <strong>impact sur votre relation et son bien-être</strong>. Il est donc important de bien se renseigner !</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>La méthode traditionnelle ou méthode coercitive</strong></h3>
<p>&nbsp;</p>
<p>La coercition, c’est <strong>obtenir l’obéissance</strong> <strong>par la force et la contrainte</strong>. Cette méthode consiste notamment à <strong>punir les mauvais comportements</strong> du chien pour ne pas qu’il les reproduise. Elle est généralement en lien avec une <strong>vision archaïque du chien</strong>, qui se doit d’obéir au doigt et à l’œil à l’humain, « chef de meute », qui lui est supérieur. Autrement dit, elle entretient la théorie de la dominance pourtant réfutée depuis plusieurs décennies !</p>
<p>En plus des réprimandes verbales et physiques, on y retrouve généralement l’<strong>utilisation d’outils coercitifs</strong> tels que le collier étrangleur, à pics, électrique, ou encore à ultrasons. Souvent dissimulés sous le nom de matériel « éducatif », ces objets, <u>peu importe leur utilisation</u>, engendrent <strong>stress, douleur, voire blessures</strong> chez le chien <sup>[1,2]</sup>. Les <strong>dommages physiques et psychologiques</strong> sont souvent importants voire irréversibles.</p>
<p>Actuellement très controversée en France, <strong>l’utilisation de ces outils est d’ailleurs déjà interdite par la loi dans d’autres pays</strong> (comme l’Allemagne ou la Suisse) !</p>
<p>Malgré tout, il n’est pas rare d’entendre que ces méthodes sont efficaces, avec des résultats rapides. Certes l’effet peut être immédiat … mais pourquoi ? À quel prix pour le chien et la relation que vous entretenez avec lui ? Et surtout dans de telles conditions, peut-on vraiment considérer que le chien apprend des choses ? <strong>Son</strong> <strong>état émotionnel n’est pas pris en compte. On ne lui permet ni de s’exprimer, ni de prendre des initiatives.</strong></p>
<p>Les études scientifiques sont nombreuses à démontrer que les méthodes coercitives en éducation canine <sup>[3,4,5,6,7,8] </sup>:</p>
<ul>
<li>augmentent la peur, le stress, l’excitabilité, la distraction et l’agressivité du chien</li>
<li>ne permettent pas pour autant d’obtenir l’obéissance</li>
<li>semblent associées à l’apparition de problèmes comportementaux</li>
</ul>
<p>Au quotidien, les conséquences de ces approches seront :</p>
<ul>
<li>L’<strong>agression</strong>: le chien finit par devenir réactif à l’humain, il n’accepte plus la proximité ni le contact, se méfie et attaque pour se défendre.</li>
<li>La <strong>résignation acquise</strong>, encore appelée impuissance apprise : le chien subit, s’inhibe complètement et n’osera plus rien faire sans l’approbation de son « maître » ou sans que celui-ci ne lui dise quoi faire.</li>
</ul>
<p>Dans les deux cas, le chien subit des <strong>traumatismes</strong>, et sera alors dans un <strong>état de détresse importante</strong>. Lors d’une étude, des chercheurs ont observé un chien réagissant comme s’il recevait encore des chocs électriques pendant l’entrainement, alors qu’il n’y avait plus été soumis depuis 1 an et demi <sup>[6]</sup>.</p>
<p><strong>D’autres problématiques pourront donc survenir</strong> avec le temps : déprime, stéréotypie <em>(comportements anormaux, répétitifs et invariants, sans but ou fonction apparente)</em>, plaies de léchage, éliminations à la maison, comportements de décharge émotionnelle exacerbés <em>etc.</em> De plus, le <strong>relationnel</strong> est sévèrement impacté et va être <strong>basé sur la crainte</strong>.</p>
<p>Vous l’aurez compris, cette méthode pose un véritable <strong>souci d’éthique</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>La méthode positive : vers une meilleure compréhension de l’espèce canine</strong></h3>
<p><strong> </strong></p>
<p>Avec l’<strong>évolution des connaissances en éthologie canine</strong>, les consciences s’éveillent et les anciennes méthodes laissent place à la <strong>bienveillance</strong> et au <strong>bien-être</strong> du chien. En éducation canine, les études montrent qu’une approche positive est<strong> plus productive</strong> qu’une approche coercitive <sup>[3,4,5]</sup>. Elle permet une augmentation des performances à l’entrainement et donc un meilleur apprentissage. La <strong>qualité du relationnel</strong> entre l’humain et son chien est par ailleurs nettement améliorée.</p>
<p>Vous pourrez aussi retrouver les appellations « méthode naturelle », « méthode coopérative », ou encore le « clicker-training », qui correspondent à des techniques différentes d’éducation, tout en restant dans une approche positive pour le chien.</p>
<p>La méthode positive consistent à <strong>récompenser les bons comportements</strong> du chien afin de les renforcer, qu’ils soient spontanés ou sur demande. Pour cela, il existe deux grandes catégories de renforçateurs positifs :</p>
<p>&nbsp;</p>
<h5><strong>Les friandises et les jouets </strong></h5>
<p>Dans la majorité des cas, vous pourrez rapidement obtenir ce que vous voudrez de votre chien avec une friandise à la clef ! Cela peut donc être un bon moyen de le faire travailler, mais il faut également penser que :</p>
<ul>
<li>L’utilisation permanente de friandises amène souvent le chien à n’<strong>être motivé que par la nourriture, et dans l’attente constante</strong> de celle-ci. Qu’en est-il lorsque vous n’avez rien sur vous ? Un oubli ou une situation d’urgence peuvent toujours survenir et là… comment faire ?</li>
<li>Donner aléatoirement ou réduire la distribution de friandises peut entrainer de la frustration chez le chien, une baisse de la motivation à écouter ou au contraire un comportement d’excitation voire harcèlement pour obtenir ce qu’il attend.</li>
<li>Tous les chiens ne vont pas avoir le même niveau d’intérêt pour la nourriture, ou peuvent se lasser.</li>
</ul>
<p>Ce raisonnement est similaire en ce qui concerne les jouets. De plus, les jeux de lancer ou de tirage ne sont pas si bénéfiques qu’on le pense pour le chien. Outre le <strong>risque de blessures physiques</strong>, ils peuvent entrainer une <strong>addiction</strong> et renforcer des comportements indésirables tels que l’excitation prononcée ou les comportements de prédation.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h5><strong>Les caresses et félicitations vocales</strong></h5>
<p>Moins contraignantes d’un point de vue technique, ces récompenses peuvent suffire à elles seules à <strong>obtenir l’attention du chien et sa coopération</strong>. Elles seront d’autant plus motivantes pour le chien si la relation entretenue avec son humain est bonne et que la <strong>confiance</strong> est présente. D’où l’importance de <strong>travailler le relationnel </strong>dès le début !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Enfin pour ce qui est des « punitions » en méthode positive, elles seront tournées vers le retrait de quelque chose d’agréable pour le chien (par exemple l’arrêt d’une interaction). La méthode positive est parfois associée à une éducation dite « permissive », où le chien ne serait jamais contrarié. Ce n’est évidemment pas le cas ! Le concept d’éducation implique aussi de <strong>fournir un cadre au chien, de lui donner des limites et d’instaurer certaines règles</strong>, qui seront propres à chacun.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>Education ou Dressage ? </strong></h3>
<p>&nbsp;</p>
<p>Bien souvent lorsqu’on parle d’éducation canine, on fait référence aux commandes apprises au chien. Autrement dit « assis », « coucher », « debout », « pas bouger », « va chercher », « fais le beau » <em>etc</em>. nous donnant l’illusion de « maîtriser » notre chien. C’est ancré dans la société : si le chien ne sait pas faire ça, alors il est « mal éduqué ». En réalité, <strong>il ne s’agit pas d’éducation mais de</strong> <strong>dressage</strong>. Le chien est <strong>conditionné</strong> à répondre à un ordre, soit pour éviter une punition, soit pour obtenir une récompense. Mais <strong>cela fait-il vraiment sens pour le chien </strong>? N’est-il pas plus judicieux par exemple de se focaliser sur le suivi et le rappel en promenade, plutôt que sur un « assis, tu attends » avant de pouvoir manger ?</p>
<p>Mon but n’est pas ici de diaboliser les apprentissages de ce type, mais surtout d’amener à la réflexion sur ce qu’implique réellement l’éducation pour le chien (sujet que vous pouvez d’ailleurs retrouver <a href="https://www.instagram.com/p/CsBuZ3zIu_k/"><u>ici</u></a> pour plus de détails). Il ne faut pas oublier que les bases de l’éducation reposent sur les apprentissages permettant au chien :</p>
<ul>
<li><strong>De s’adapter à notre société humaine et à nos règles de vie</strong></li>
<li><strong>D’évoluer sereinement dans son environnement physique et social</strong></li>
</ul>
<p>Par ailleurs, l’éducation devrait toujours se faire dans le <strong>respect</strong> du chien. Avant tout, il est primordial de <strong>le comprendre et de tenir compte des émotions derrière ses comportements</strong>.</p>
<p>Enfin, gardez bien en tête qu’<strong>il n’existe aucune méthode miracle</strong> ! Tout comme nous sommes tous différents, nos chiens le sont aussi. Ils ne vont pas être réceptifs ni coopératifs au même niveau. Ils possèdent chacun leurs limites et leur personnalité. Leur seuil de tolérance et leurs capacités d’apprentissage ne sont pas identiques. <strong>C’est également à nous de nous adapter</strong> à eux pour leur proposer une approche qui leur correspond !</p>
<p>En tant qu’<a href="https://www.catnidelia.com/about-us/"><u>éducatrice canin certifiée</u></a>, je suis là pour vous aider à y voir plus clair et vous accompagner dans l’éducation de votre chien. Pour toute question ou prise de RDV, n’hésitez pas à <a href="https://www.catnidelia.com/contact/"><u>me contacter</u></a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>Références</strong></h3>
<p>[1] <a href="https://beli.ca/limpact-des-methodes-coercitives/">https://beli.ca/limpact-des-methodes-coercitives/</a></p>
<p>[2] Kubica Z. (2018). Regroupement québécois des intervenants en éducation canine</p>
<p>[3] Arhant C., <em>et al</em>. (2010). Behaviour of smaller and larger dogs: effects of training methods, inconsistency of owner behaviour and level of engagement in activities with the dog. <em>Applied animal behaviour science</em>, 123: 131-142</p>
<p>[4] Rooney N.J., Cowan S. (2011). Training methods and owner-dog interactions: links with dog behaviour and learning ability. <em>Applied animal behaviour science</em>, 132: 169-177</p>
<p>[5] Hiby E.F., Rooney N.J., Bradshaw J.W.S. (2004). Dog training methods: their use, effectiveness and interaction with behaviour and welfare. <em>Animal welfare</em>, 13: 63-69</p>
<p>[6] Schilder M.B.H., Van der Borg J.A.M. (2004). Training dogs with help of the shock collar: short and long term behavioural effects. <em>Applied animal behaviour science</em>, 85: 319-334</p>
<p>[7] Schalke E., <em>et al</em>., (2007). Clinical signs caused by the use of electric training collars on dogs in everyday life situations. <em>Applied animal behaviour science</em>, 105: 369-380</p>
<p>[8] Cooper J. J., <em>et al</em>., (2014). The welfare consequences and efficacy of training pet dogs with remote electronic training collars in comparison to reward based training. P<em>loS one</em>, 9(9): e102722</p>
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		<title>L&#8217;anthropomorphisme : rapport de notre relation à l&#8217;animal</title>
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		<dc:creator><![CDATA[catnidelia]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Apr 2023 17:00:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Définition]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; Avez-vous déjà entendu parler d’ « anthropomorphisme » ? Un mot bien compliqué pour désigner quelque chose que nous faisons pourtant au quotidien et par automatisme. &#160; L’anthropomorphisme, qu’est-ce que c’est ? &#160; L’anthropomorphisme se définit comme une tendance à projeter sur un animal (ou un objet) des états mentaux, des désirs, des sentiments, des pensées humaines [1]. Autrement...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Avez-vous déjà entendu parler d’ « anthropomorphisme » ? Un mot bien compliqué pour désigner quelque chose que nous faisons pourtant au quotidien et par automatisme.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>L’anthropomorphisme, qu’est-ce que c’est ?</strong></h3>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’anthropomorphisme se définit comme une tendance à projeter sur un animal (ou un objet) des états mentaux, des désirs, des sentiments, des pensées humaines <sup>[1]</sup>. Autrement dit, c’est le fait d’<strong>accorder des caractéristiques humaines</strong> à nos animaux de compagnie, en leur attribuant des perceptions, des croyances, des intentions et des émotions <sup>[2,3]</sup>.</p>
<p>Il nous permet de <strong>donner du sens</strong> au monde qui nous entoure <sup>[4]</sup>. Il est déterminé par notre <strong>motivation sociale</strong> et se manifeste donc essentiellement dans les <strong>interactions</strong><sup> [2,3]</sup>. Dans notre quotidien, nous pouvons ainsi bénéficier socialement, émotionnellement, et physiquement de la relation que nous entretenons avec nos animaux <sup>[1]</sup>.</p>
<p>Plus concrètement … Peut être avez-vous déjà pensé que minette faisait pipi sur votre lit pour « <em>se venger </em>» de vous, impitoyables humains, qui l’avez laissé seule tout un week-end ! Ou peut-être vous êtes vous déjà dit, en voyant Snoopy face à un coussin éventré, la queue rentrée entre les pattes, les oreilles baissées et détournant le regard : « il <em>sait</em> très bien qu’il a fait une <em>bêtise</em>, il a un air <em>coupable</em> ! ».</p>
<p>Eh bien la vengeance et la culpabilité, tout comme la jalousie, le manque ou le remord par exemple, impliquent des <strong>processus cognitifs complexes</strong> fondamentalement humains. D’un point de vue scientifique, rien ne prouve aujourd’hui leur existence chez nos animaux de compagnie. Il s’agit alors de ce qu’on appelle des « projections anthropomorphiques ».</p>
<p>Toutefois, il nous est difficile de penser aux animaux autrement que de cette manière <sup>[1]</sup>. Ce qui est tout à fait logique, puisque nous ne sommes pas des chiens ni des chats, mais bien des humains ! Nous réfléchissons et raisonnons donc comme tel.</p>
<p>Jusque là, tout va bien ! Mais voyons un peu le point de vue de nos petits compagnons …</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>Quel impact l’anthropomorphisme a-t-il sur nos animaux ?</strong></h3>
<p>&nbsp;</p>
<h5><strong>L’anthropomorphisme : utilité et bénéfices</strong></h5>
<p>L’anthropomorphisme permet de <strong>rendre accessible</strong> à l’humain <strong>les comportements et les émotions </strong>des autres animaux <sup>[5]</sup>. Conférer des traits humains aux animaux nous permet de <strong>faire preuve d’empathie </strong>à leur égard. Ce qui nous amène également à <strong>nous questionner sur leur sensibilité</strong>.</p>
<p>De ce fait, les projections anthropomorphiques :</p>
<ul>
<li>Sont nécessaires pour la <strong>prise en considération du</strong> <strong>bien-être animal</strong> <sup>[6]</sup></li>
<li>Constituent un outil pratique pouvant servir de <strong>base en recherche scientifique </strong>(études comportementales et cognition) pour la compréhension des animaux <sup>[2,7]</sup></li>
<li>Participent à l’<strong>évolution du statut moral et juridique de l’animal</strong> <sup>[8]</sup> (qui, rappelons le, était autrefois vu comme une machine par Descartes et décrit comme un « bien meuble » en droit civil)</li>
</ul>
<p>Néanmoins, l’anthropomorphisme va s’exprimer à différents degrés <sup>[4]</sup> avec des <strong>répercussions plus ou moins importantes sur l’animal</strong>, tant positives (comme nous venons de le voir) que négatives. Là où les projections anthropomorphiques sont dérangeantes, c’est lorsqu’elles se font de manière <strong>inconsciente</strong>. Or, comme le souligne l’auteur et primatologue Frans de Waal, il s’agit du type d’anthropomorphisme le plus courant. Il est basé sur un <strong>manque d’information</strong> ou des espoirs, servant les intérêts et objectifs sociaux des humains <sup>[4]</sup>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h5><strong>Les dangers de l’anthropomorphisme</strong></h5>
<p>En considérant que notre chat / chien possède le même fonctionnement que nous, cela peut nous amener à faire des <strong>interprétations hâtives, souvent erronées</strong>, <strong>des comportements</strong> qu’ils vont exprimer. Et c’est là que ça peut devenir problématique ! On part du principe que nos animaux ont les mêmes besoins, la même logique, les mêmes capacités intellectuelles que l’être humain. Ce qui n’est évidemment pas le cas.</p>
<p>En effet, chaque espèce a ce qu’on appelle un <strong>monde propre</strong>, scientifiquement désigné sous la notion d’ « <em>umwelt</em> ». Nous vivons dans des mondes sensoriels différents. Notre <strong>perception du monde</strong> est donc différente de celle d’un chat ou d’un chien. Nous avons également des <strong>besoins, motivations et attentes </strong>qui ne sont pas les mêmes. Pourtant, nous avons tendance à leur imposer notre mode de vie, notre point de vue, notre jugement ou notre ressenti, sans prendre en compte leur perception individuelle. En ce sens, l’anthropomorphisme peut être à l’origine d’importantes <strong>altérations du bien-être</strong> chez nos animaux !</p>
<p>De plus, cela va <strong>nuire à la relation</strong> que nous entretenons avec notre chat ou notre chien.</p>
<p>Pour mieux vous l’illustrer, prenons pour exemple les moments caresses.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-3724" src="https://www.catnidelia.com/wp-content/uploads/2023/04/pexels-tranmautritam-2113332-640x427.jpg" alt="" width="640" height="427" srcset="https://www.catnidelia.com/wp-content/uploads/2023/04/pexels-tranmautritam-2113332-640x427.jpg 640w, https://www.catnidelia.com/wp-content/uploads/2023/04/pexels-tranmautritam-2113332-1280x853.jpg 1280w, https://www.catnidelia.com/wp-content/uploads/2023/04/pexels-tranmautritam-2113332-768x512.jpg 768w, https://www.catnidelia.com/wp-content/uploads/2023/04/pexels-tranmautritam-2113332-1536x1024.jpg 1536w, https://www.catnidelia.com/wp-content/uploads/2023/04/pexels-tranmautritam-2113332-2048x1365.jpg 2048w, https://www.catnidelia.com/wp-content/uploads/2023/04/pexels-tranmautritam-2113332-320x213.jpg 320w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></p>
<p>Ce que nous associons en tant qu’humains à des « bisous », une marque d’affection de la part de notre animal (lorsqu’il nous lèche la main / le visage), sont en réalité bien souvent des mises à distance marquant un inconfort dans l’interaction proposée. Ce n’est pas toujours le cas, mais pour le savoir il faut prendre en compte l’intégralité des signaux corporels envoyés par notre animal… Pas toujours évident si on ne connaît pas ces signaux et leur(s) signification(s) ! Nous allons vers la conclusion la plus facile et gratifiante pour nous.</p>
<p>Enfin, avec la répétition, les incompréhensions causées par l&rsquo;anthropomorphisme sont susceptibles d&rsquo;<strong>entrainer l&rsquo;apparition de comportements dérangeants</strong> (tels que des conduites agressives ou des éliminations hors litière).</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>Minimiser l’impact négatif de l’anthropomorphisme</strong></h3>
<p>&nbsp;</p>
<p>Comme évoqué précédemment, en tant qu’être humain, il est <strong>normal et naturel</strong> de faire de l’anthropomorphisme. Néanmoins, il faut que celui-ci reste nuancé pour ne pas porter préjudice à l’animal. Pour cela, <strong>en avoir conscience</strong> est primordial !</p>
<p>Il est nécessaire d’être conscient des différences et similitudes qu’il existe entre deux espèces, et de les prendre en compte autant que possible <sup>[4]</sup>. Prendre du recul, s’ajuster et s’adapter en permanence est important, et surtout de <strong>réfléchir sous une autre perspective</strong> : celle de notre chat ou notre chien.</p>
<p>Par conséquent, en <b>apprenant à connaître votre animal, la façon de voir le monde et les besoins éthologiques de son espèce</b>, vous pourrez mieux le comprendre et interagir avec lui. Vous éviterez les malentendus et les problèmes de communication. Votre poilu vous remerciera et votre relation n’en sera que meilleure !</p>
<p>Alors, n’hésitez pas à <a href="https://www.catnidelia.com/contact/">faire appel à un professionnel</a> pour vous informer correctement ou être accompagné !</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><strong>Références</strong></h3>
<p>&nbsp;</p>
<p>[1] Serpell J.A. (2002). Anthropomorphism and anthropomorphic selection, beyond the « cute response ». <em>Society &amp; Animals</em>, 10(4): 437-454.</p>
<p>[2] Epley N., Waytz A., Cacioppo J.T. (2007). On seeing human: A three-factor theory of anthropomorphism. <em>Psychological Review</em>, 114(4): 864,886.</p>
<p>[3] Airenti G. (2012). Aux origines de l’anthropomorphisme : Intersubjectivité et théorie de l’esprit. <em>Gradhiva</em>, 15 : 34-53.</p>
<p>[4] De Waal F.B.M. (1999). Anthropomorphism and anthropodenial: consistency in our thinking about humans and other animals. <em>Philosophical Topics</em>, 27(1): 255-280.</p>
<p>[5] Bekoff M. (2000). Animal emotions: exploring passionate natures. <em>BioScience</em>, 50(10): 861-870.</p>
<p>[6] Veissier I., Boissy A. (2000). Bien-être des animaux : projection anthropomorphique ou réalité biologique ? <em>Rencontre des recherches autour des ruminants</em>, 7 : 51-53.</p>
<p>[7] Wynne C.D.L. (2004). The perils of anthropomorphism, Consciousness should be ascribed to animals only with extreme caution. <em>Nature</em>, 428: 606.</p>
<p>[8] Barou E., Lavaux M. La place des animaux dans les procès : miroir de l’anthropomorphisme.</p>
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		<title>Zoom sur le métier de comportementaliste :  origine, définition et missions</title>
		<link>https://www.catnidelia.com/metier-de-comportementaliste/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=metier-de-comportementaliste</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[catnidelia]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Apr 2023 20:52:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Comportement]]></category>
		<category><![CDATA[Définition]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>D&#8217;où vient le métier de comportementaliste ? &#160; Michel Chanton, docteur en éthologie (domaine d’étude du comportement animal), est considéré comme le précurseur du métier de comportementaliste. Plutôt méconnue jusqu’alors, cette profession connaît une expansion ces dernières années en raison d’une sensibilisation plus importante au bien-être animal. Les connaissances qu’apportent les recherches en éthologie et...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4></h4>
<h3>D&rsquo;où vient le métier de comportementaliste ?</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p>Michel Chanton, docteur en éthologie (domaine d’étude du comportement animal), est considéré comme le précurseur du métier de comportementaliste. Plutôt méconnue jusqu’alors, cette profession connaît une expansion ces dernières années en raison d’une sensibilisation plus importante au bien-être animal.</p>
<p>Les connaissances qu’apportent les <strong>recherches en éthologie et cognition animale</strong> ont permis une évolution des mentalités sur la vision que nous avons du chien et du chat, et la place que nous leur octroyons au sein de nos foyers.</p>
<p>Diverses appellations peuvent être utilisées pour désigner le comportementaliste, telles que « consultant en comportement animal », « psychologue animalier » ou encore « médiateur de la relation homme-animal ».</p>
<p>Alors c’est bien beau tout ça, mais concrètement &#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Qu’est-ce qu’un comportementaliste ?</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p>C’est un <strong>spécialiste du comportement de l’espèce canine et/ou féline</strong>. Il a de solides connaissances sur :</p>
<ul>
<li>les <strong>besoins éthologiques</strong></li>
<li>le <strong>fonctionnement</strong></li>
<li>les <strong>codes de communication</strong> du chien et du chat</li>
</ul>
<p>Il se met à leur place, tente de se rapprocher de leur vision du monde et leur façon d’appréhender leur milieu de vie, afin de comprendre leurs comportements et émotions face à une situation donnée.</p>
<p>Le comportementaliste possède par ailleurs des connaissances en <strong>psychologie humaine</strong>. C’est un <strong>spécialiste de la</strong> <strong>relation qui lie le propriétaire à son animal</strong>. C’est d’ailleurs sur celle-ci que sera axée la majeure partie de son travail. En effet, contrairement à ce que l’on pourrait s’imaginer, le consultant en comportement animal <strong>n’agit pas directement sur votre chien ou votre chat</strong>. Il est surtout là pour vous <strong>former </strong>vous,<strong> les humains</strong>. Il va <strong>vous guider vers une meilleure compréhension de votre animal</strong>, et <strong>vous orienter sur</strong> <strong>les attitudes à adopter pour améliorer votre relation</strong> avec celui-ci.</p>
<p>Lorsque l’on cohabite avec un autre individu, il est primordial de se comprendre et d’apprendre à communiquer correctement. C’est pourquoi le comportementaliste vous aide à <strong>développer (ou rétablir) et maintenir une relation équilibrée</strong>.</p>
<p>Il doit donc faire preuve de pédagogie avec les clients. Il est indispensable que les consultations soient faites <strong>dans la bienveillance et sans jugement</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Pourquoi faire appel à un comportementaliste ?</h3>
<p>&nbsp;</p>
<h5>En cas de problématique(s) &#8230;</h5>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le rôle principal du comportementaliste est de venir en aide aux propriétaires qui rencontrent des difficultés avec leur animal de compagnie. Il étudie pour cela <strong>les interactions entre l’animal et son environnement</strong> dans la globalité, à savoir l’environnement <strong>matériel/physique</strong>, et l’environnement <strong>relationnel</strong>. On parle d’approche systémique.</p>
<p>Grâce à cette analyse poussée, le comportementaliste va pouvoir <strong>identifier et vous expliquer les causes</strong> de votre problématique, et vous fournir des <strong>conseils personnalisés</strong>. Il vous fera des recommandations sur les aménagements à mettre en place et vous apportera des pistes de résolutions, <strong>adaptées à chaque situation et binôme humain-animal</strong>. Celles-ci vous seront indiquées dans l’optique d’améliorer le bien-être de votre animal mais également en prenant en compte <strong>vos attentes et limites personnelles</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h5>&#8230; Mais pas seulement !</h5>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le comportementaliste propose également des <strong>interventions à titre préventif</strong> (projet d&rsquo;adoption, préparation à un évènement ou changement de vie) <strong>et informatif</strong>. Consultations moins répandues mais tout aussi importantes. Elles permettent d’agir en amont pour prévenir l’apparition de problématique.</p>
<p>Il vous accompagne dans la gestion du quotidien avec votre compagnon à quatre pattes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Toutefois, au-delà de l’intervention d’un professionnel, il ne faut pas oublier que <strong>c’est surtout votre implication qui sera essentielle</strong>. Le comportementaliste est là pour <strong>vous partager ses connaissances et vous conseiller</strong>. Il vous soumet des propositions de changement, mais ce sera à vous de les mettre en place.</p>
<p><strong>Il n’existe malheureusement pas de recette miracle</strong>, qui offrirait des solutions à tous les problèmes. Mais pas d’inquiétude ! Peu importe la problématique, la race ou l’âge de votre animal, <a href="https://www.catnidelia.com/contact/">nous pouvons en discuter et travailler ensemble</a> pour apaiser les tensions et améliorer la situation !</p>
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